Tampon hygiénique : bien comprendre son utilisation afin de se protéger

tampon hygiénique

Le sujet des protections hygiéniques demeure en 2020 un sujet trop souvent tabou.

Pourtant, il est de première importance de bien informer les jeunes filles, mais aussi toutes les femmes de leur bonne utilisation afin de protéger sa santé.

Mettre fin aux tabous autour des menstruations

En début d’année, une jeune fille belge est décédée d’un choc toxique lié à une mauvaise utilisation d’un tampon.

Bien que ce type d’accident se produise très rarement, il démontre bien l’importance de bien éduquer les jeunes filles afin que de telles situations soient évitées.

Heureusement, l’année dernière, le gouvernement français s’est enfin penché sur la question des produits hygiéniques féminins pour mettre fin une fois pour toute au silence entourant la question.

D’autres partenaires de l’industrie y participent aussi, par exemple grâce à ce tuto pour mettre un tampon et autres initiatives misant à mieux informer les femmes.

Qu’est-ce que le choc toxique ?

Le syndrome du choc toxique causé par le port d’un tampon se produit très peu fréquemment. Pour avoir lieu, trois facteurs doivent exister : la présence du staphylocoque doré (bactérie) dans le microbiote vaginal, la présence d’un tampon et la femme ne doit pas posséder en elle les anticorps nécessaires pour combattre la bactérie.

Cependant, certaines possédant ces trois facteurs ne souffrent pas de choc toxique, car ce n’est pas le port du tampon qui participe au problème, mais bien sa mauvaise utilisation.

En vérité, les études démontrent que c’est la durée du port du tampon qui peut causer ce danger sanitaire. Les instructions qui accompagnent ce produit indiquent que le tampon ne doit pas être porté plus de six heures.

Au-delà de ça, il est prouvé que le risque de choc toxique augmente par deux. Dans le cas du port d’un tampon une nuit entière (plus de 8 heures), le danger est multiplié par trois.

La grande majorité des cas ont lieu sur des adolescentes (moyenne d’âge de 17 ans), possiblement parce qu’elles sont mal éduquées sur le sujet ou qu’elles ne prennent pas le temps de lire la notice.

Pas de lien de causalité entre port de tampon et choc toxique

Les spécialistes qui ont participé aux études ont tout de même cru bon de souligner qu’ils n’ont pu démontrer un lien direct entre le tampon et le choc toxique.

Selon eux, l’étude indique l’importance d’utiliser le produit tel qu’indiqué par les fabricants, tout en respectant la durée de port suggérée. Surtout, ils réaffirment l’importance d’une éducation plus grande et plus soutenue sur le sujet des protections hygiéniques pour les tampons, mais aussi de manière générale.