Zoom sur le métier de sage-femme

une sage femme libérale

Le métier de sage-femme m’a toujours intéressé. Petite, je le trouvais merveilleux mais mes choix d’études m’ont mené vers la communication, un domaine que je maîtrise mieux et qui m’épanouit. Puis, quand j’ai eu ma fille, j’ai dû faire de nouvelles recherches afin de trouver une sage-femme. Comme je ne fais pas les choses à moitié, j’ai passé plusieurs heures à comprendre la profession et trouver la professionnelle qui m’accompagnerait pour le soi-disant « plus beau moment de ma vie ».

À tous ceux et celles qui sont dans la même situation, voici un petit condensé de mes recherches afin que vous ne perdiez pas votre temps comme j’ai pu le faire.

 

Comment devient-on sage-femme ?

Tout d’abord, commençons par résoudre un débat. Le métier de sage-femme peut être pratiqué par un homme. Cependant, il conserve quand même sa dénomination et ne se transforme pas en « sage-homme ».

Pour faire ce métier, il faut aimer les études ! Il faut un bac +5 pour obtenir le diplôme d’Etat de sage-femme. Ce diplôme, comme tous ceux de médecine, laissent la part belle à la pratique. L’élève exerce pendant plusieurs années dans les CHU.

Le concours d’entrée est très difficile. Beaucoup de personnes pensent qu’il s’agit d’une profession similaire à l’aide-soignant, mais pas du tout. Les enseignements sont divers et heureusement, car on imagine facilement les complications qui arriveraient si votre sage-femme ne maîtrisait pas tous les tenants et aboutissants d’une grossesse, d’un accouchement et des premiers souffles du bébé.

Le nombre de diplômes donnés dépendant du numerus clausus. En moyenne, un millier de postes est ouvert par an. C’est très peu.

 

Comment vit une sage-femme ?

Pour mieux comprendre le fonctionnement du métier, j’ai demandé des conseils à une autre nantaise, la sage-femme Julie Lainé. Comme un médecin, la sage-femme a le choix entre être libéral (à son propre compte), fonctionnaire (dans un hôpital public) ou salarié.

Financièrement, le statut libéral offre les meilleurs revenus, mais il faut trouver ses patientes. Généralement, seuls les professionnels qui ont un peu de bouteille se tournent vers ce statut. Ils bénéficient alors, en plus d’un salaire plus intéressant, d’un cadre de vie plus facilement conciliable avec la vie de famille. Et s’ils n’arrivent pas à trouver suffisamment de patients pour en vivre, ils reviennent alors dans les hôpitaux.

Cette accoucheuse touche environ 1500€ net au début de carrière dans le public. Quand on se rappelle qu’elle a poursuivi cinq années d’études avant, c’est ridicule… Ce sont donc souvent des vocations, des hommes et des femmes désirant travailler avec les bébés et pour qui, donner la vie est la plus belle chose qui soit.

Une libérale avec beaucoup de patientes réussit à tripler ce montant sans forcément surfacturer.

une femme enceinte avec une fleur
La sage-femme intervient dès la grossesse pour vous accompagner.

Que fait réellement une sage-femme ?

La sage-femme ne se cantonne pas à l’accouchement même si on retient souvent son rôle à cette occasion. Elle réalise les accouchements, parfois seule tant le personnel hospitalier devient rare. En cas de problème, un gynécologue intervient. C’est ce qui se passe pour les césariennes ou les bébés qui se présentent mal.

Une fois que le bébé est sorti du ventre de la femme, la sage-femme procède à son auscultation. Elle donne la petite claque sur son fessier s’il refuse de pleurer ! C’est la partie dont toutes les mamans se rappellent. Avant et après, elle vérifie les réflexes du bébé et son aspect physique.

Sa mission est également en amont de cet événement. Elle vérifie que la maman a une grossesse classique. Elle recommande les échographies et différents tests. Selon son poste, la sage-femme a parfois un rôle de prévention et de conseil. En intervenant dans des associations, elle conseille les jeunes mamans un peu perdues ou les jeunes filles qui se posent des questions liées à la grossesse.

En aval, elle est toujours là pour le bien-être du bébé. Sans être un pédiatre ou un auxiliaire de puériculture, elle prodigue les différents soins à la mère qui vient d’accoucher. En tant que libéral, son action s’étend un peu car elle accompagne la maman les premières semaines avec de la rééducation post-natale.

Comment choisir sa sage-femme ?

Dans un hôpital, vous n’avez pas le choix. Ce sera la sage-femme de garde qui s’occupera de votre accouchement. Votre seule liberté, si vous habitez dans des grandes villes, est de décider de l’hôpital ou de la clinique dans laquelle vous allez accoucher.

Avec une sage-femme libérale, vous avez une plus grande maîtrise. Consultez les différents professionnels exerçant le métier de sage-femme dans votre région. Sur le site officiel de l’Ordre des sages-femmes, vous retrouvez l’annuaire.

Je pense que le ressenti des premiers contacts est très importante. Des qualités humaines me semblent primordiales pour cette profession. Une de mes amies a accouché dans un hôpital public où la sage-femme ressemblait plus à la vilaine institutrice qu’à une professionnelle pleine d’empathie. Malheureusement, son souvenir de l’accouchement s’en retrouve fort négatif.

Vos besoins déterminent aussi le choix de la sage-femme. Les meilleures ont souvent un planning très chargé et ne peuvent pas assurer un suivi très régulier. D’autres, notamment celles qui commencent à leur propre compte, seront très heureuses de vous voir souvent puisque vous remplirez son planning.

Puisque vous avez le choix avec une libérale, soyez certaine de ses compétences. Il ne s’agit pas d’aller rechercher des références en interrogeant des femmes qui ont accouché avec elles, mais de poster des questions sur votre condition et le déroulement de la grossesse. Très rapidement, vous comprenez sa vision du métier de sage-femme, ses compétences.

Selon vos finances, attardez-vous sur les dépassements d’honoraires. Il y a parfois de grosses différences entre une sage-femme dans un hôpital et une libérale avec 20 ans de métier. Or, il faut pouvoir assumer ce coût. Si cela demande un gros effort, réfléchissez bien au bienfondé.

Même si vous avez arrêté votre choix sur une personne au départ, rien ne vous empêche de changer par la suite si vous sentez que le contact ne passe pas. La sage-femme a un rôle tellement important, dans une situation où vous vous sentez vulnérable et souvent très anxieuse, qu’il faut être certaine de choisir la bonne !

 

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